Son of Dave, du blues moderne

Découvert dans un récent Taratata, ce grand mec, à l’allure très année 40 décoiffe! Il porte le chapeau des gangsters de cette époque, une gueule à faire peur, on se demande bien ce qui va sortir comme musique.

Il s’installe seul, l’harmonica d’un côté, des maracas de l’autre, et à ses pieds une petite machine à effet. J’ai adoré au début de son morçeau le petit signe au public de ne pas taper dans les mains! On connaît bien le public français qui est bien souvent à contre temps!

De cette homme à l’allure d’Al capone, il en sort un blues envoutant. Aucun instrument en dehors de son harmonica et des maracas. Il fait toutes ses rythmiques avec sa bouche ou autre partie de son corps. Il sample ensuite pour passer en boucle son rythme.
On assiste en live à une musique qui semble vraiment sortir du corps, avec des son très humains. Ça respire le vécu, comme toute bonne musique blues, mais cette absence de batterie ou de guitare en rajoute une couche! Seule une présence féminine aux cœurs adoucit cette musicale venue du fin fond de l’Amérique, et très masculine, qui semble sentir la sueur.

Cerise sur le gâteau, ses albums s’appellent o1, o2, o3 ce qui est sans rappeller les albums de Led Zeppelin

Les liens:
* Son site officiel: http://sod.ward404.com/
* Passage à taratata: http://video.mytaratata.com/video/iLyROoafYVBR.html

PS: je ne mets plus de lien de myspace, je deviens allergique au graphisme et à la lourdeur de ce machin.

Julien Doré, qui aurait cru ça d’un candidat d’une télé réalité?

Et oui, je m’apprête à faire une petit chronique sur Julien Doré. Je pensais en commençant ce blog parler plutôt d’artiste peu connu qui méritent bien plus de succès. Et je voulais plutôt éviter les buzzs. Mais l’album de Julien m’a impressionné.

Pour replacer l’animal, Julien, candidat (gagnant je crois) de la télé réalité Nouvelle Star 2007, sur la scène tv il se la joue rockeur, il en fait beaucoup, énormément! Il crie, il saute, il chante parfois. Sur le moment j’aime bien, mais à la longue ça semblait surjoué, complètement faux.

Et nous voilà un an après, ma radio callée sur le Mouv’ (chose plutôt rare d’ailleurs, autant la musique diffusée me plait de moins en moins). le moment préféré pour ma part de cette station la session acoustique de la  »Mouv’ Session ». Et ce soir, l’animatrice (sorte d’hystérique qui semble sortie de l’adolescence -même si elle a surement la trentaine!!- ) annonce « Julien Doré ».

Et là scotché à mon poste, c’est bien le Julien de la nouvelle star. Mais il est méconnaissable. Il risque de pas satisfaire ses fans de l’année dernière qui cherche l’hystérie, ou juste la folie rock’n roll qui semblait l’habiter. Donc pour moi une grande claque cette session acoustique:

Il a joué Bouche Pute qui est à mon sens le chef d’œuvre de l’album. Très beau texte début à demi voix très tendre, une fin qui s’envole. Une émotion qui se dégage c’est sur!

Sur le reste de l’album mes coups de cœurs en vrac Acacia (balade folk simple et efficace), Les Limites (un côté fou, décalé que j’adore, dommage que ça sente un peu trop le single),First Lady (très jazzy, j’accroche pas aux paroles, mais bonne ambiance) et un final sur De mots (en duo avec Arno, ils vont vraiment bien ensemble!)

Pour apporter des reproches malgré tout, l’album est très (pour moi trop) éclectique. Chaque morçeau part un peu dans tout les sens. Tout cela me semble bien normal pour un artiste qui peut-être se cherche un peu, mais j’ai du mal à écouter l’album en un seul coup sans tilté sur l’enchainement des titres.

Petit bonus duo Cocoon (dont je parlerai sûrement prochainement) et Julien Doré en acoustique à Taratata : Une reprise de Rehab de Amy Winehouse !!

The Mabuses (Kim Fahy) mystérieux et inattendu

Alors là, grande découverte pour ma part. Partit un lundi soir froid et pluvieux de ce superbe mois de juin 2008, assister à cette dernière black session de la saison. À croire les discussions dans la file d’attente, il semble bien que je ne sois pas le seul à ne pas connaître ce groupe! On récupère rapidement notre sésame en échange de notre nom bien noté sur la liste. on va attendre sagement l’autorisation d’aller s’installer dans le studio 105. celui ci semble être peuplé des âmes et des sons de tous ces groupes mythiques qui sont passés par là (pour ne citer qu’eux : radiohead, smashing pumpkins) installés donc confortablement, 22h à la pendule, le son des infos et puis un bernard lenoir un peu émus par cette dernière session de l’année et par l’artiste de ce soir « drôle d’oiseau » laisse rapidement la place au concert.

7_MG_0056_copier.jpg Kim Fahy rentre alors sur scène entourés par 6 musiciens. Grand et bel homme, très élégant, chemise noire, pantalon de costard et un beret vissé sur sa petite tête bien bronzée arborant une peau de bébé! Sa guitare paraît bien petite sur ce grand! Autour de lui une formation bien éclectique. un petit jeune chemise à carreau en retrait armé de sa guitare et sa boite à effets prêt à sortir d’incroyables sons de son instrument. Un batteur qui semble obsédé, mais par quoi? Une violoncelliste très charmante, seule fille du groupe, apporte cette touche de douceur dans ce groupe qui risquerait l’overdose de testostérone. Un mec, assis pour tout le concert qui joue avec précision et doigté du ukulélé. Un guitariste pianiste, la toison dégarnie, une grande barbe. Et pour finir un bassiste bien dans le stéréotype, plutôt grand et maigre, il vit son set au rythme de sa basse en communion.

Quelques accordements de dernière minute, et c’est partit! Le meneur du groupe nous colle au siège par ses premiers accords très aigus, distordus mais pour ma part juste ce qu’il faut.9_MG_0151_copier.jpg Chaque membre rajoute son morceau à un puzzle auquel on ne croit pas au premier abord! Et pourtant tout cela mis ensemble forme un ensemble impressionnant de mélodie et de justesse. Le groupe egraine ainsi sa setlist avec puissance et semble t il joie d’être là.

Si on s’approche un peu de leur musique on à du mal à y voir clair. il m’est impossible de les classer dans un style (et c’est tant mieux). Signe de richesse musicale et d’intelligence de pouvoir autant manier les styles. À l’écoute on pense tantôt à Radiohead pour leur pop planante et électrique, tantôt à oasis pour le rock entraînant et parfait. ils s’aventurent même parfois à des mélodies country digne d’un bon groupe américain.

Pour conclure j’ai une folle envie de découvrir leur deux premiers albums en particulier le 1er que beaucoup de fan considère comme culte. Et, très envie de réécouter cette black session dont la musique fouillée et détaillée pour en ressortir tout ce qu’il y à prendre!

bonne vacances nos cher black session. Et merci encore pour cette riche découverte!

Nada Surf – black session du 18/02/2008

4_Nada_Surf_0054a.jpgQuasiment tout le monde connaît le titre planétaire qu’ils ont sortis en 1996, le fameux popular.

Malheureusement ils sont passé un peu inaperçus à la suite de ce tube! A vrai dire, ce titre reste à mon sens plutôt à l’écart par rapport à la production de ce groupe. Du vrai rock, envolé, viril. Ils passent par des mélodies plutôt douce et par du rock accrocheur. Et si l’album parait parfois un peu plat, en concert ils prennent toute leur dimension.

Ce soir de black session, l’équipe de lenoir avait reculé la scène pour qu’on puisse aller bouger un peu, que du bonheur!

La setlist de la black session:

 1 - Whose Authority 2 - What Is Your Secret? 3 - Weightless 4 - Ice on the Wing 5 - Killian's Red 6 - I Like What You Say 7 - 80 Windows 8 - Inside of Love 9 - Do It Again 10 - See These Bones 11 - Always Love 12 - Beautiful Beat 13 - Blankest Year (excellent de reprendre en coeur le "fuck it"!!) 14 - Your Legs Grow *encore - not aired* 15 - Blizzard of '77 *encore - not aired* 

Un petit mot sur le look du chanteur et du bassiste qui valent le détour! Le bassiste qui porte sa basse quasiment sur les genoux a des dreads blonde décolorées! et le chanteur guitariste arbore une chemise à carreau digne d’un stéréotype américain.

Bizarrement après Popular, j’avais du mal à croire au renouveau d’un tel groupe. Mais ils m’ont convaincu par leur mélodies imparables. Dès les premières notes de celle-ci, il n’y a qu’une envie qui me vient, c’est de chanter et danser! Ils ont eu du mal à se faire un publique et à trouver une signature d’une maison de disque. Mais maintenant (surtout en France) ce groupe est prêt à retrouver un succès bien mérité.

Liens:

Tanger, du rock du vrai

Un bon vieux groupe de rock français comme on voit de moins en moins. Chaque membre de ce groupe semble habité à sa manière par cette culture rock depuis fort longtemps.

Ils existent depuis une dizaine d’années mais je ne l’ai découvert récemment. Lors d’un concert privé donné à la maison de la radio. Ils ont joué quasiment l’ensemble de leur nouvel album et quelques reprises et quelques anciennes chansons: Après une intro instrumentale de musique classique -dont je ne connais pas le nom- le bassiste balance une ligne envoutante. Au rythme des paroles « au cœur du temps » qui collent à cette mélodie on se laisse porter avec plaisir!tanger_444.jpg « On tourne en rond à la vitesse de la lumière » chante Philippe Pigeard, parfaitement en place, en pure harmonie avec ses compagnons de scène. Ils enchaînent sur un titre « l’homme statue » avec des paroles érotiques on ne peut plus clair mais pourtant tout en métaphores. Finalement très rock’n roll

Extrait des paroles de l’homme statue, je vous laisse juger pas vous même:

Quand je viens

Le gai chatouilli du blanc venin

Me tétanise l’ossature

Je suis derrière ton petit cul

Un homme statue

Un homme statue

Les bras m’en tombent

Et les lucioles fondent

La voilà la voie lactée

Surtout nos goûtés

Quand tu viens

Ton tsunami partit le loin ….

Les morceaux qui suivent sont très électriques avec une petite touche d’électronique et de bidouille sur guitare électrique.

Un petit mot sur chacun des compères qui composent cette formation. Le chanteur, qu’on ne peut pas rater, un petit homme à la grande veste de cuir, col remonté. Des lunettes noires qui couvrent la moitié de son visage le reste étant couvert par des rouflaquettes. A ces côtés un bassiste très bon, perdu dans son morceau, les cheveux en peu en vrac devant les yeux mais à ligne de basse toujours en place. Le guitariste, un rockeur comme on les dessine, mal rasé, le jean slim. Il fait tout ces morceaux avec deux guitares. Une électro acoustique et une électrique avec lequel il s’éclate! Le batteur qui était avec eux était celui d’autour de lucie (très bon groupe d’ailleurs) petit jeune qui semblait ne pas être être en phase avec les autres. Physique de jeune premier! À peine la trentaine, presque maladroit avec ses baguettes!

Ils nous offrent un final pour cette session d’abord avec leur single « la fée de la forêt » conte électrique complètement surréaliste, univers fantasmagorique. On pourrait leur demander quelle drogue ils prennent, ou alors simplement cette idée qui semble très présente chez tanger: s’évader dans ce monde qu’on ne préfère parfois ne pas voir. Ne pas voir la vie dans sa dure réalité mais à travers un prisme qui devient plus facilement supportable. S’en suit un duo avec Nina Morato, très énergique. Une nina comme dit lenoir blonde comme les blés, ultra féminine mais très rockeuse. Un très bon final.

Des petits liens sur le groupe:

Beirut – compte rendu de black session

Groupe éclectique à découvrir!

Zach condonCe groupe mélange beaucoup d’influences, et il en ressort quelques chose de jeune, de frais. Et surtout très ouvert sur plusieurs styles. Un subtil mélange de musique gypsy et de chanson française. Le chanteur parle très bien français, de parole de fille c’est très sexy!!

J’ai assisté à leur black session novembre dernier. Je suis entré sans connaitre ce groupe, et j’en suis ressortit subjugué!

Après un début sur une bonne rigolade sur un virus de chauve souris (oui on écoute les informations de 22h de france inter, et il y avait un sujet sur un virus transmis par les chauves souris), tout le groupe Beirut a rempli ce studio 105 par la profondeur de sa musique et un chant impeccable.

Beirut est vraiment un groupe qui mérite un grand succès. des musiciens multi instrumentiste, un caractère très amateur mais dans le bon sens du terme et un chanteur à la personnalité très touchante. le groupe et le public à peut être eu du mal à se mettre dans l’ambiance du fait de la diffusion radio. mais au fur et à mesure on à assisté à une sorte de communion avec le public pour un grand final, en particulier le rappel avec la reprise de la chanson Hallelujah de Cohen ( déjà reprise par buckley) seul et son ukulele. superbe!

Pour résumer on en redemande! et on va prendre plaisir à la réécouter (téléchargeable ici ==> http://blog.lossless.fr/2008/03/08/….

Les Tindersticks

tindersticks black sessionIl y a des groupes comme ça qui existent depuis longtemps que l’on découvre au hasard d’une radio, ou de l’ipod d’un copain.

Les tindersticks sont de ceux là. ils ont déjà de nombreux albums derrière eux sans que mes oreilles n’aient croisées leur chemin. Découverts lors d’une black session de lenoir (Oui encore lui!), moi un grand fan de belle musique envoutante je suis servi! Cette formation très acoustique mêle de nombreux genres musicaux. En partant de la folk américaine à la Chris Isaak, un jazz plutôt sombre, voire une pop légère, ce groupe ne ressemble à aucun autre.

Le chanteur nous emmène dans un voyage indescriptible. Une voix ténébreuse hallucinante! J’ai du mal à trouver un chanteur dont la voix est équivalente, et c’est une bonne chose!

Bon voyage 😉

Les petits liens