Archives pour la catégorie Chroniques

Emilia Torrini – Me And Armani: Du folk, mais bien plus

 51hl6nQVYrL._SL500_AA240_.jpg Ça commence comme du folk vu et revu. Une voix certes très jolie, sensuelle, mais sans rien de plus qu’une Norah Jones. Même si la comparaison est flatteuse on se demande ce qu’on peut bien trouver de neuf à se mettre dans les oreilles avec cet album.

Mais puisque les critiques que j’ai pu lire était nettement plus enthousiastes que cette première impression, je continue mon écoute. Et l’accroche très reggae du deuxième titre fait carrément changer d’avis. Une mélodie très douce, un rythme chaloupé qui semble sortir comme toutes ces ballades reggae dont ne sait quelle île exotique. Une voix féminine suave pour continuer ce petit voyage. On a déjà complètement oublié le premier morceau!

La suite est assez inégale en terme de style. Certains morceaux restent dans une lignée folk très acoustique, une guitare comme seul support à cette voix qui semble si fragile. Pas de fioriture atmosphérique qui auraient pu gâcher ces mélodies. Mais certains titres sortent rapidement du lot.

On croit même apercevoir le fantôme d’une björk égarée dans du folk sur le morceau heard it all before. Formidable!

Mais c’est sur le morceau jungle drum que j’ai vraiment eu envie d’écrire cet article. Dans un style beaucoup plus rythmé, tranchant un poil avec le reste de l’album, curieusement ce titre trouve saplace. Indescriptible dans son style, très court(à peine plus de 2 min), cela reste un sacré titre à écouter encore et encore!

Le morceau gun un poil électrique arrive à conserver un style très folk avec une basse électrique comme support mélodique, chapeau! Il serait peut être plutôt à ranger dans la catégorie du trip hop de tricky par exemple, on s’éloigne du folk et alors!

On finit notre voyage avec trois morceaux calmes et envoutants. Une petite déception sur dead duck, sorte de titre à la limite de la bidouille à la Radiohead mais sans ce petit plus qui me fait craquer sur nos gars d’Oxford. Tous les styles ne peuvent aller à notre jeune Emiliana! Ce petit calme de fin parcours de parcours nous ramènera à bon port après ce très sympathique voyage.

Ce patchwork folk et féminin reste pour moi une pièce à ranger en bonne place dans une discothèque.

http://www.emilianatorrini.com/

http://www.myspace.com/emilianatorrini

Speed caravan, un mélange parfait de world music, funk et electro

speed-caravan-a-annaba.pngAperçu en remplacement de Orange Blossom au festival Fnac Paris Plage 2008, voici mes impressions.

Deux musiciens hors pair et une nana derrière un pc. Une basse, un banjo électronique, une table de mixage et des percussions. Ça donne Speed Caravan

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Gnarls Barkley, virage du second album raté

Il y a comme cela de nombreux groupes après un titre planétaire que l’on attend au tournant pour leur deuxième album. Certains réussissent comme Radiohead après leur (trop) célèbre Creep, et beaucoup d’autres ne ressortent pas vivant de leur deuxième album.

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Weezer, red album: rock, pop qui accroche!

7 ans après leur dernier album, ce groupe revient avec un album rouge. Sans titre, juste une pochette rouge unie. Manque d’inspiration ou phénomène supposé original?

Cet album est une perle. Ces gars ont le chic pour écrire des mélodies géniales qui ont le don de nous faire hocher de la tête ou taper du pied à chaque nouvelle écoute.

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Digitalism, Ersatz de Daft Punk ou nouveauté super craquante?

Ersatz de Daft Punk ou nouveautée super craquante?

Leur album Idealism démarre sur un titre électrotec très minimaliste, je cherche la house que l’on m’avait vanté! Et puis d’un seul coup une voix robotique à la Daft Punk, une ligne mélodique qui s’envole et on se retrouve en terrain connu. De la pure électro au sens Daft Punk du terme (oui encore eux mais la ressemblance ne peut être oubliée).

(Sur YouTube)

Chacun des morceaux de cet album s’enchaine formidablement, ils passent d’une électro house très classique à une pop très énergique.

On pense à un moment à du Jean-Michel Jarre sur les morceaux sur fond d’ambiance nord-africaine (Digitalism in cairo et Departure from cairo), et puis à Bloc Party sur le très énergique pogo, il reviennent ensuite a leurs racines électroniques pour nous faire danser cet été!

Sur scène ces deux gaillards se débrouillent vraiment bien derrière leur machines. Au vu de la musique minimaliste de ce premier opus, on aurait pu penser l’expérience périlleuse voire impossible. Mais il font de la scène et ils le font bien. Alliant leur matos électronique à un vrai chant live et une partie de partition batterie sur batterie électronique. Ils finissent leur show en nage et nous aussi!

Alors ersatz de Daft Punk ou nouveautée craquante? Et bien les deux, ils ont réussi le tour de force de produire un album dans la lignée de leurs influences en apportant cette fraîcheur et cette cohérence. Bravo!

Post à retrouver ici: lepost

Son of Dave, du blues moderne

Découvert dans un récent Taratata, ce grand mec, à l’allure très année 40 décoiffe! Il porte le chapeau des gangsters de cette époque, une gueule à faire peur, on se demande bien ce qui va sortir comme musique.

Il s’installe seul, l’harmonica d’un côté, des maracas de l’autre, et à ses pieds une petite machine à effet. J’ai adoré au début de son morçeau le petit signe au public de ne pas taper dans les mains! On connaît bien le public français qui est bien souvent à contre temps!

De cette homme à l’allure d’Al capone, il en sort un blues envoutant. Aucun instrument en dehors de son harmonica et des maracas. Il fait toutes ses rythmiques avec sa bouche ou autre partie de son corps. Il sample ensuite pour passer en boucle son rythme.
On assiste en live à une musique qui semble vraiment sortir du corps, avec des son très humains. Ça respire le vécu, comme toute bonne musique blues, mais cette absence de batterie ou de guitare en rajoute une couche! Seule une présence féminine aux cœurs adoucit cette musicale venue du fin fond de l’Amérique, et très masculine, qui semble sentir la sueur.

Cerise sur le gâteau, ses albums s’appellent o1, o2, o3 ce qui est sans rappeller les albums de Led Zeppelin

Les liens:
* Son site officiel: http://sod.ward404.com/
* Passage à taratata: http://video.mytaratata.com/video/iLyROoafYVBR.html

PS: je ne mets plus de lien de myspace, je deviens allergique au graphisme et à la lourdeur de ce machin.

Julien Doré, qui aurait cru ça d’un candidat d’une télé réalité?

Et oui, je m’apprête à faire une petit chronique sur Julien Doré. Je pensais en commençant ce blog parler plutôt d’artiste peu connu qui méritent bien plus de succès. Et je voulais plutôt éviter les buzzs. Mais l’album de Julien m’a impressionné.

Pour replacer l’animal, Julien, candidat (gagnant je crois) de la télé réalité Nouvelle Star 2007, sur la scène tv il se la joue rockeur, il en fait beaucoup, énormément! Il crie, il saute, il chante parfois. Sur le moment j’aime bien, mais à la longue ça semblait surjoué, complètement faux.

Et nous voilà un an après, ma radio callée sur le Mouv’ (chose plutôt rare d’ailleurs, autant la musique diffusée me plait de moins en moins). le moment préféré pour ma part de cette station la session acoustique de la  »Mouv’ Session ». Et ce soir, l’animatrice (sorte d’hystérique qui semble sortie de l’adolescence -même si elle a surement la trentaine!!- ) annonce « Julien Doré ».

Et là scotché à mon poste, c’est bien le Julien de la nouvelle star. Mais il est méconnaissable. Il risque de pas satisfaire ses fans de l’année dernière qui cherche l’hystérie, ou juste la folie rock’n roll qui semblait l’habiter. Donc pour moi une grande claque cette session acoustique:

Il a joué Bouche Pute qui est à mon sens le chef d’œuvre de l’album. Très beau texte début à demi voix très tendre, une fin qui s’envole. Une émotion qui se dégage c’est sur!

Sur le reste de l’album mes coups de cœurs en vrac Acacia (balade folk simple et efficace), Les Limites (un côté fou, décalé que j’adore, dommage que ça sente un peu trop le single),First Lady (très jazzy, j’accroche pas aux paroles, mais bonne ambiance) et un final sur De mots (en duo avec Arno, ils vont vraiment bien ensemble!)

Pour apporter des reproches malgré tout, l’album est très (pour moi trop) éclectique. Chaque morçeau part un peu dans tout les sens. Tout cela me semble bien normal pour un artiste qui peut-être se cherche un peu, mais j’ai du mal à écouter l’album en un seul coup sans tilté sur l’enchainement des titres.

Petit bonus duo Cocoon (dont je parlerai sûrement prochainement) et Julien Doré en acoustique à Taratata : Une reprise de Rehab de Amy Winehouse !!